On est en décembre, il fait froid en France, mais pas où je me trouve… RIO DE JANEIRO au Brésil. J’atterris tard et je rejoins mon logement, pendant un peu plus d’un mois, je logerai chez Bernadette dans le quartier de Laranjeiras et que beleza ! Ce quartier est charmant, il est vivant, cette ville l’est tout autant ! J’ai vécu ce voyage, je l’espère comme un vrai carioca : lentement, appréciant mon environnement et les moments simples.
Vivre à la carioca
On va parler d’ambiance dans ce paragraphe et pour que vous compreniez bien ce que ça fait d’être à Rio suivez mes instructions :
- Fermez les yeux. Ah, vous ne pourrez plus lire le reste… Demandez à la personne la plus proche de vous lire ceci, c’est un peu comme une séance d’hypnose made by Ayoub.
- Vous êtes dans une ville qui grouille de vie, au bord de la plage. Vous avez à votre gauche Copacabana et le Pain de Sucre et à votre droite des immeubles et en fond des collines.
- Ça sent la crème solaire, la mangue fraichement tombée de sa branche, la papaye et l’eau salée. Qu’est-ce que ce son ? Poum, poum, poum, un groupe d’amis font une brésilienne sur la plage. Vous vous allongez sur un paréo vert, jaune et bleu et vous mangez des Globo (plus que des chips, elles sont un emblème).
- Ça y est, je crois que vous y êtes. Maintenant, ouvrez les yeux, allumez votre téléphone et prenez votre billet !

Il est important de faire référence à la météo plus que capricieuse de la ville. Il m’est arrivé au moins 3 fois de rentrer littéralement trempé de la tête jusqu’aux pieds à cause des averses surpuissantes.
Un conseil : se déplacer à vélo avec l’appli Itau. Vous visiterez bien mieux les recoins cachés. Vous pouvez aussi utiliser Uber et faire vos trajets avec les moto taxi (très abordable). C’est de cette manière que j’ai fait mon premier accident à Rio, sur l’autoroute dans le tunnel sous le Cristo Redemptor, notre roue arrière a explosé… Al hamdulilah rien de bien méchant, le chauffeur a réussi à tenir la moto debout on s’est juste bouffé le mur. Un homme m’a emmené jusqu’à la sortie du tunnel pour me mettre en sécurité puis je suis rentré à pied.
Lorsque je suis arrivé à la maison les vêtements taché et tout mouillé Cristina et Bernadette ont tourné de l’oeuil, elles qui me trouvait déjà un peu fou de prendre ces motos (les chauffeurs conduisent comme des dingues parfois).
L’autre accident était à vélo, je roulais et une voiture est sortie d’un parking privé, elle m’est rentré dedans et je me suis gamellé. Le choc n’a pas était violent, je n’ai rien eu et la voiture non plus en même temps elle était en position de force hhhhh.
Les rencontres
Aller, je vous présente les personnes qui ont enjolivé mon voyage :
Bernadette, mon hôte ici, une femme d’une douceur incroyable qui a veillé sur moi comme un membre de la famille. Bernadette est cool, elle est pleine de vie et c’est une femme zen. Dans la maison, il y a toujours un encens allumé. Je tiens à dire également que ma chambre était d’une propreté impeccable ! impossible de trouver une seule poussière.
Le lien pour réserver la chambre est ICI !
J’aime causer avec elle de tout et de rien. Un soir, elle m’a fait visiter le quartier, nous avons rencontré ses amis, les voisins et bien rigolé.
Cristina, une grande amie. Elle vit en colocation avec Bernadette, j’ai donc passé la plus grande partie de mon temps avec elle dans la cours à parler de politique, géopolitique, religion, culture, voyage… C’est une femme cultivée, d’une incroyable gentillesse avec qui j’échange depuis mon départ une fois par mois pour prendre des nouvelles. Cristina m’a offert des rampanadas pour Noel (c’est une tradition ici) et j’ai gouté énormément de sucreries avec elle. Attention, elle n’abuse jamais du sucre, c’est une coach sportive qui a une santé de fer !
Ah, j’ai failli oublier, Cristina est la plus grande supporter de l’équipe de foot Botafogo !
Valeria, la propriétaire de la résidence avec qui j’ai passé également de bons moments, c’est une femme douce et calme qui est acceuillante et toujours souriante. Chaque aller retour que je faisait dans l’allée, quand je la croisait elle me faisait un grand sourire, puis nous parlions rapidement.
Un soir je suis allé me promener dans le quartier avec Valeria et Cristina pour aller voir un concert sur une place non loin. Petit hic, il s’est mis à pleuvoir des cordes, nous avons donc fait une promenade rafraichissante, mais agréable car j’étais en bonne compagnie.

Pour le nouvel an, avant de partir pour Copacabana voir le plus beau feu d’artifice du monde, les voisins de la résidence ont organisé un petit goûter devant chez Valeria, nous avons trinqué, moi avec mon maté et papoter un peu. Je me sentais là-bas chez moi. Tout le monde m’a acceuilli chaleureusement.
Rolando, il vient d’une tribu d’Amazonie, je l’ai rencontré un peu par hasard dans un parc et nous avons parler principalement de religion et du sens de la vie. Il m’a raconté à quel point il aime les marocains car selon lui nous sommes dans les traditions très similaires et surtout dans nos liens avec la famille… J’en doute pas.
Enfin, il y a franklin, un français que j’ai rencontré à la mosquée de Rio, un mec bien, un vaillant qui voyage depuis plus d’un an et demi pour atteindre son rêve. Qu’Allah lui facilite. Nous nous sommes vus quelques fois, pour aller au marché, faire la randonnée del Morro Dois Irmãos ou simplement visiter la ville.

Franklin est l’exemple parfait d’un esprit qui a été poli par le voyage, il est intéréssé par tout, il peut parler de tout, pas de préjugés il apprend et vit ici comme un local.
Saudade les amis !
Les plaisirs gourmands et bonnes adresses 😉
À Rio, la vraie magie quand on parle de bouffe, c’est de sortir des sentiers battus et d’aller vers ces petits endroits sans nom, souvent cachés dans un coin de rue, où les cariocas viennent manger. C’est là que tout se passe !
Déjà, il faut boire de l’eau de coco fraîchement ouverte sur le bord de la route, ce goût sucré, naturel et désaltérant, c’est de la bombe. Et puis, à côté, il y a les étals de fruits frais, mangu, papaye, ananas… prendre un fruit à la main en se baladant dans la ville, c’est un plaisir simple, mais tellement kiffant.
Mon amour inconditionnel, c’est l’açaí. Je vous assure, c’est mon dessert préféré au monde, mais attention : l’açaí au Brésil, c’est la vraie affaire. Chez nous, à l’étranger, ils ne savent pas le faire comme là-bas. Pourquoi ? Parce qu’ici, ils ajoutent du leite de ninho, ce fameux lait en poudre pour bébé qui donne à l’açaí cette onctuosité parfaite et ce goût si addictif. Croyez-moi, une fois que vous y avez goûté, impossible de revenir en arrière.

Côté spécialités de Rio, il faut absolument goûter la feijoada, ce ragoût de haricots noirs et de viande, un plat copieux, réconfortant, et bien sûr les beignets de banane, les pastéis croustillants et les pão de queijo, ces petites bouchées au fromage qui fondent en bouche.
Par contre, attention à ceux qui cherchent des options halal à Rio, parce que c’est quasiment mission impossible. La ville ne compte pas vraiment de restaurants halal, à part Baghdad, un resto libanais qui dépanne bien quand on est vraiment en galère de viande halal.
Un autre lieu que j’ai adoré est la Confeitaria Colombo dans le quartier del Centro qui se trouve dans un quartier charmant, un peu éclectique, où l’on peut déguster des pâtisseries incroyables et boire un café dans une ambiance typique et authentique.


Voici quelques autres adresses cool à tester à Rio, de quoi varier les plaisirs :
- Bar Urca : un spot en bord de mer pour boire une limonade fraîche avec vue sur la baie.
- Café 18 do Forte : parfait pour un petit-déjeuner ou un brunch dans un cadre élégant.
- Tacacá da Gisela : pour goûter à ce plat amazonien typique.
- Bira de Guaratiba : une plage tranquille avec des snack-bars qui servent des fruits de mer frais.
- Confeitaria Colombo : un classique historique chic au centre, parfait pour sentir l’atmosphère d’antan.
- Lentas Maravilhas : un café-galerie avec une ambiance artistique et des pâtisseries maison.
- Cantinho da Bibi : une cantine locale où les plats sont préparés avec amour, comme à la maison.
Et vous savez quoi la Confeitaria je l’ai découverte grâce aux… parents de Leon. Oui on se suit partout mais cette fois sans Leon qui avait du travail en Argentine. Daniel et Gabriela m’ont convié un après-midi à goûter avec eux dans cette jolie adresse, j’en ai profité pour gratter quelques adresses et choses à faire car ce sont des habitués, ils connaissent déjà très bien le Brésil. C’est toujours un plaisir de passé un moment avec eux. Les desserts sont surdimensionné, l’endroit est généralement bondé de monde mais je peux comprendre pourquoi déjà la beauté de la bâtisse et la qualité de la cuisine.
Il y a de quoi faire en ville !

Impossible de parler de Rio sans évoquer ses fameuses plages. Copacabana, bien sûr, est l’icône, toujours animée, avec ses allées pleines de vendeurs, joueurs de foot et touristes. Juste à côté, on trouve Ipanema, célèbre entre autres grâce à la douce mélodie de la « Fille d’Ipanema ». Cette plage est plus chic, plus calme parfois, où les cariocas aiment se retrouver.
À l’ouest d’Ipanema, Leblon est le quartier un peu plus huppé, où les familles viennent se poser, entre boutiques branchées et cafés cosy.
Mais pour moi, mes vraies plages préférées ne sont pas celles que tout le monde connaît.
- La plage de Vidigal, un petit trésor caché, souvent délaissé par la foule parce qu’il faut marcher un peu pour y accéder. Pourtant, elle est toujours presque vide, sauvage, elle a ce petit quelque chose d’intime que j’adore.
- La plage de Joatinga, nichée entre les falaises, offre une eau limpide et un cadre intimiste, presque secret, pour les amoureux de la mer et du calme.


Je me souviens aussi des balades au Parc Lage, un lieu magique aux pieds du Corcovado, un mélange de jardin botanique, d’espace artistique et de tranquillité.
Justement, en parlant de randonnées, derrière le Jardin Botanique, il y a un quartier qui cache des sentiers magnifiques. J’ai découvert des chemins où la nature reprend ses droits, avec des vues impressionnantes sur la ville et la baie. Il ya aussi des ruissaux et quelques petites chutes d’eau.
La Feria de Glória

Un moment fort de mon séjour a été la Feria de Glória, la plus grande foire de Rio où la ville entière vient se retrouver. J’y ai goûté des spécialités de Bahia qui m’ont fait fondre : épices, poissons, fruits de mer. Là-bas, j’ai acheté un poulpe frais que j’ai cuisiné plus tard, de l’eau de coco et du tapioca, un aliment que Franklin m’a bien vendu.

Mon rituel sportif
Pour garder la forme et profiter de Rio sous un autre angle, j’avais ma routine préférée : courir de la plage de Botafogo jusqu’à Glória en suivant la piste cyclable. J’avoue que j’avais la pression avec tous ces corps parfaits hhhhh, nan je rigole. La ville est si belle que courir m’était agréable, je courais tous les 2 ou 3 jours.
Ce parcours longe la baie, avec les montagnes en toile de fond et les reflets du soleil sur l’eau. C’est pendant ces courses que je ressentais le vrai pouls de Rio.
Pour les amateurs de nature et de sport, visitez la baie de Guanabaraet la forêt de Tijuca, la plus grande forêt urbaine au monde.
Quelques balades sympas :
Parmi les randonnées accessibles, je recommande vivement le mirador de Cascatinha. Le chemin n’est pas trop difficile, idéal pour sentir cette nature luxuriante tout en profitant d’une vue panoramique sur les cascades et les reliefs environnants. Pour les plus sportifs, la montée vers la Pedra da Gávea est un défi passionnant : ça grimpe sec, mais la récompense, une fois au sommet, c’est une des vues les plus impressionnantes sur Rio, les plages, la forêt, la ville et l’océan s’étalent devant vous comme une carte postale.
Et bien sûr, impossible de penser randonnées sans évoquer le Christ Rédempteur perché au sommet du Corcovado, emblème de Rio. Outre la statue elle-même, la vue depuis là-haut est à couper le souffle et justifie à elle seule la montée, en téléphérique ou à pied pour les plus aventureux.
Juste à côté, le Pain de Sucre est un autre incontournable. L’ascension en téléphérique est une expérience en soi, avec des panoramas spectaculaires sur la baie.
En appui à ces escapades nature, prenez le temps aussi de flâner dans le centre historique et ses ruelles chargées d’histoire. Le quartier artistique de Santa Teresa vous séduira avec ses ateliers d’artistes, ses cafés bohèmes et ses fameux escaliers colorés, où l’âme créative de Rio bat fort.

En parlant d’arts, Rio sait aussi se montrer musée. J’ai adoré le Musée d’Art Moderne (MAM), où l’art contemporain cohabite avec un jardin somptueux en bord de mer, sans oublier le Musée National d’Histoire Naturelle pour une plongée dans la biodiversité brésilienne.
Le nouvel an à Copacabana
Encore une folie, après notre goûter entre habitants de la résidence, je suis parti à pied jusqu’à Copacabana. nous étions une foule énorme à marcher en direction de la plage. Ce soir-là 2,5 millions de personnes étaient sur la plage. Plusieurs artistes nationaux ont fait le show jusqu’au compte à rebours. 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, Feliz Ano Novo !

Puis là, le ciel se teinte de mille couleurs, les gens sautent de joie, dans la foule quelques courageux avec leur glacière vendent de l’eau et des boissons pour supporter la chaleur.
Puis soudain tout s’arrête… et là un son en mode funk bien violent commence, Anitta débarque. Anitta est une artiste mondialement connue qui est selon moi un peu trop vulgaire. C’était le moment de partir, il devait être 2 heures quand je suis arrivé à la maison (fuir la foule déchaînée devant l’artiste n’était pas facile).
Sur le retour je pense (j’ai le temps car il va falloir que je marche encore plus d’une heure). Dieu merci, ce train de vie me plait, travailler à l’étranger me stimule. Je rencontre de nouvelle personne, j’aime, je vois, je sens, je goute de nouvel choses et mon esprit est nourrit constament, la dopamine à son paroxisme je suis heureux, je ressent du bonheur chaque matin quand j’ouvre les yeux, chaque soir lorsque je me couche. Ca va vite mais je le vis à 100%, pourrais-je un jour m’arrêter ? Est-ce mon addiction, ma drogue ? Oui peut-être. Faut-il que je me soigne ? Non jamais ! Je me laisse emporter, chaque décision va dans ce sens, plus rien ne m’apporte, le confort, ma bulle ne m’attire plus. Je ressens en moi une évolution, mes relations, ma confiance, ma santé… quelque chose de bien se passe.
Détours hors des clichés
Je n’ai pas souhaité visiter les favelas, car je trouve le concept un peu particulier, je me vois mal aller dans une cité en France pour faire un tour, les habitants des favelas sont des travailleurs comme vous et moi. J’ai cependant été à la favela de Vidigal, non pas pour visiter mais pour manger et j’y suis retourné pour un événement sur le toit d’un hôtel.

Ce que je retiens de ce voyage à Rio
Que du bien ! moi qui avait des réticences concernant surtout mes points de vue religieux dans la ville du bikini et bah sachez qu’ici nous sommes libre de pratiquer. Les habitants respectent et sont d’ailleurs croyants pour la plupart.
Il faut que je vous dise quelque chose d’un peu particulier mais je me comprend, Rio c’est un de ces endroits ou les gens sont tous très beaux. MDR vous vous dites mais pourquoi il dit ça, je ne sais pas mais il faut le dire. Comme en Ethiopie ou Oman, les locaux ont une beauté impressionnante en général.
Le Brésil fait partie des rares pays que je souhaite revisiter, car il est immense. La prochaine in sha Allah je visiterai le nord, Bahia et Manaus en Amazonie.
Cristina, Valéria, Bernadette, Rolando e todo mundo que eu encontrei rapidinho, eu desejo muita felicidade e coisa boa pra vocês, tamo junto, até já !
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