Lima, une épopée gourmande

Visiter Lima, la capitale du Pérou

Salut tout le monde, et oui ça faisait un moment que je n’avais pas écrit un article concernant les voyages, mais me revoilà ! J’ai décidé d’écrire sur le Pérou, mais il ne sera pas question de l’Amazonie dans cet article, car c’est déjà rédigé. Je vais vous raconter mon voyage à Lima et quelques villes que j’ai visitées en cours de route. Vous allez également comprendre rapidement pourquoi ce choix de titre d’article.

Direction la côte pacifique

Déjà pour comprendre un peu le contexte, je voyage avec Léon que je ne présente plus. Nous sommes partis directement d’Argentine pour atterrir à Lima.

Ce soir-là, nous arrivons tard et, dans le taxi, je regarde ces grandes falaises et la capitale se dresser dessus, lumineuse et pleine de vie. Il fait frais, le vent marin rafraîchit l’air. Nous arrivons dans notre logement, situé dans le quartier de Barranco, un quartier chic, charmant et apprécié des touristes. L’appartement est moderne : il y a deux chambres et deux salles de bain, c’est le top.

Ensuite, on part prendre un hamburger vite fait pour manger puis rentrer dormir. J’ai vite compris que manger halal au Pérou ne sera pas chose facile, encore moins peut-être qu’en Argentine. Heureusement, il y a toujours moyen de s’arranger ! Dans mon hamburger j’aurai double dose de fromage. Autre chose très importante concernant la nourriture, que je préfère clarifier maintenant, c’est que vous, chers musulmans qui me lisez, sachez que le Pérou est réputé surtout pour ses poissons et fruits de mer. Il me semble que c’est grâce à un courant marin qui attire littéralement les pépites de l’océan directement dans les filets de pêche. Donc après ce voyage, je peux vous assurer que je n’ai pas manqué de protéines, bien au contraire, loin de là.

On ne perdra pas une miette de notre temps !

Le lendemain, on est le 22 novembre 2024. Nous allons bruncher, purée, on dirait des vrais bourgeois ! D’ailleurs c’était très bon, un peu cher, mais en même temps on avait la dalle. Dès qu’on a senti une odeur intéressante, on est rentrés.

Le ventre plein, nous sommes allés à la plage, mais pas pour se baigner. Le plan, c’est de trouver des cours de surf pour se mettre un peu d’ambiance. Les vagues sont très belles ici !

Lima la capitale du Pérou

Spoiler alerte : au final, nous n’en ferons pas, car c’est une activité touristique qui s’avère être assez chère même après négociation. Enfin, chère… tout est relatif, mais nous voulions garder cet argent pour faire des choses bien plus intéressantes.

En remontant dans la ville, nous apercevons un petit restaurant local. J’y ai mangé un poisson délicieux et Leon a goûté aux cœurs de poulet, une spécialité locale.

À la découverte de Miraflores et Barranco

Dans l’après-midi, nous avons découvert les quartiers de Miraflores et Barranco et leurs belles maisons colorées.

Quartier de Miraflores et Barranco

Ensuite, direction notre bâtiment pour aller nous baigner dans la piscine sur le rooftop, petit moment en mode Miami dream. Dans la soirée, nous nous sommes régalés au restaurant La 73, une pépite je vous assure. Léon a pris du poulpe à tomber par terre et moi, j’ai mangé mon premier ceviche, le premier d’une longue liste.

Restaurant la 73 Lima

Plus tard dans la soirée, une amie de Leon que nous avions rencontrée en Argentine quelques jours plus tôt nous a invités non loin de là. Je ne suis pas resté très longtemps avec eux, car j’avais pour but d’aller chez Carnaval, qui a été nommé dans la liste des 50 meilleurs bars du monde en 2022 et 2023. J’y ai goûté tous leurs mocktails en lisant un livre.

Bar le Carnaval Lima

Ce soir-là, un homme m’interpelle. Lui aussi est touriste, il vit aux États-Unis.
“Excuse-moi, je peux te prendre en photo ?”
Je lui réponds en fou rire : “Mais pourquoi tu veux me prendre en photo ?”
Il me dit : “C’est super atypique de voir quelqu’un, dans un endroit pareil, lire un livre.”
Puis nous avons parlé un moment.

Carnaval, c’est un bar un peu chic. À l’entrée, il y a un agent de sécurité. Les gens viennent plutôt en couple et l’ambiance est feutrée. Ça fait un peu bar new-yorkais, après une grosse journée à Wall Street.

Ce soir-là, je suis rentré à pied. J’ai une fâcheuse tendance à marcher énormément pour visiter quand je suis dans un nouveau lieu.

Le lendemain matin, je ne me lève pas trop tard pour aller au marché local. J’y ai acheté plein de fruits que je ne connaissais pas, pour faire une dégustation à l’appart avec Leon.

Fruits péruviens

Un grand bol d’air marin

Le 24 novembre, j’ai pris le bus à 6 h du matin pour visiter tout d’abord Paracas. J’ai fait une excursion en bateau pour voir les oiseaux et les phoques.

Paracas au Pérou

L’endroit est magnifique, et ça c’est quelque chose que j’aime beaucoup au Pérou : en quelques heures de route, on passe du tout au tout. J’ai quitté Lima le matin, j’ai longé le mur de la honte (el muro de la vergüenza), un mur qui sépare les riches des pauvres, un mur que j’ai tenté d’aller voir par moi-même à pied. Mais personne n’a voulu m’y emmener, même quand j’ai commandé des taxis pour y aller : ils ne voulaient pas entrer dans le quartier car, selon eux, pour un touriste, c’était dangereux. Je l’ai quand même aperçu au final à travers la vitre de mon bus.

Ensuite, après ce premier arrêt au bord de l’eau, j’ai également pu apercevoir une grande forme dans le sable. Selon le guide qui était sur le bateau, c’est un mystère, et pour certains, ce serait l’œuvre des extraterrestres.

Le chandelier ou le cactus de Paracas

Huacachina, une perle au milieu du désert

On reprend la route pour cette fois aller à Huacachina, la célèbre oasis au milieu du désert. Et là aussi, c’est impressionnant : quand tu vois la première dune au loin, super haute, puis que tu arrives dans ce village ancien, on distingue encore les marques du colonialisme. Avec cette oasis en plein milieu et des palmiers tout autour, c’est juste… waouh.

Huacacina au Pérou

Ici j’ai rencontré Roberto avec qui j’ai fait du buggy sensationnel dans les dunes et ça ne rigole pas ! On a fait des sauts et des descentes, même moi je me disais : comment c’est possible, sérieux ? On a aussi fait un truc un peu plus soft : du snowboard mais sur le sable. Au début c’était cool mais bon, rien de spécial. Puis, au bout d’un moment, le mec avec le buggy nous dit : ok, venez, suivez-moi. Et là, il nous ramène en haut d’une énorme dune, vraiment balaise. De là-haut, il nous demande : qui veut se lancer en premier ? J’ai dit vas-y, j’y vais et je n’ai pas mis mes pieds pour freiner tout le long. Eh ben, je vous raconte pas : je suis arrivé à une vitesse folle en bas, j’ai glissé peut-être sur 50 m tellement j’allais vite. C’était impressionnant, super cool !

Je suis rentré très tard à l’appartement ce soir-là et, sur le chemin, j’ai pris un hamburger au fromage avant de rentrer.

Gamarra, alias le quartier des locaux, un quartier authentique

Le 25 novembre, nous avons décidé d’aller à Gamarra. C’est un grand marché où il y a principalement des locaux, nous étions les seuls étrangers. Pareil pour y aller : beaucoup de gens nous avaient dit faites attention à vos affaires, vous allez peut-être vous faire voler, etc. etc. Mais une fois arrivés là-bas, nous avons directement kiffé l’ambiance. C’était blindé, les rues étaient bondées, avec de la street food partout et des vendeurs à la sauvette par-ci par-là.

Quartier de Gamarra au Pérou

L’ambiance m’a un peu rappelé l’Asie et son centre-ville très animé. Nous avons mangé dans un marché couvert, moi du gâteau à l’ananas et Leon des empanadas, et nous avons bu des jus de fruits frais. J’ai malheureusement oublié le nom de cette femme et de son fils qui étaient adorables. On a beaucoup discuté avec eux et ils nous ont conseillé sur ce qu’il fallait voir et faire. On a passé des heures à découvrir tout ce qu’on ne connaissait pas, avec des picarones à la main (beignets à base de courge et de patate douce avec du sirop de chancaca dessus).

Petit paragraphe pour parler justement de l’hospitalité des Péruviens. J’imaginais les Péruviens comme des personnes douces et je ne me suis pas trompé : ils sont agréables, souriants… Il n’y a pas une seule fois où je me suis senti agressé ou même ignoré.

Un peu plus tard, nous sommes allés au barrio chino (le quartier chinois), réputé pour être assez grand, où on a failli se faire servir du chat ! Enfin, si l’on en croit les dires de la patronne.

Quartier chinois de Lima

Les jours qui ont suivi, nous sommes allés manger à El Bodegon, des spécialités péruviennes. Je vous mets les photos en bas de l’article.

En sortant de ce restaurant, nous avons marché énormément pour rentrer à l’appart et nous avons bien parlé, nous avons refait le monde et il me semble qu’on a aussi dit énormément de bêtises. Je crois que 65 % du trajet a été des fous rires pour des raisons qu’il ne vaut mieux pas mentionner.

Aujourd’hui, on se pète le bide !

Puis le 26 novembre, c’était notre dernière journée à Lima, et pas des moindres, car nous avons mangé dans trois restaurants ce jour-là : un en fin de matinée, un dans l’après-midi et un dans la soirée. Deuxième restaurant que nous avons fait : “Al Toke Pez” vous dit peut-être quelque chose, c’est un restaurant qui est devenu connu à Lima.

C’est très simple, très petit à l’intérieur, on peut être maximum 7 ou 8. Il est passé dans une série Netflix qui met en lumière des adresses qui s’avèrent être les meilleures de chaque pays.

Al Toke Paz

D’ailleurs, dans ce restaurant, Léon a été assez agacé par une Colombienne qui vit aux États-Unis et qui a répondu, lorsqu’on lui a demandé d’où elle venait : “Je suis américaine”. Genre, les States c’est un continent ? JAMAIS ! Et heureusement ! D’ailleurs, une partie des Péruviens ont des origines qui n’ont pas été brouillées par le colonialisme, avec les Incas notamment…

Le dernier restaurant, et je peux vous assurer que c’était compliqué : nous avons été invités par l’ami de Léone. Elle a insisté pour que je vienne ce soir-là passer une dernière soirée avec eux. Je crois que ça a été compliqué pour moi et Léon de nous dire que nous devions aller dans un nouveau restaurant, parce que j’avoue que mon ventre était vraiment à deux doigts d’exploser. Après le restaurant, nous sommes partis boire un verre juste à côté, sur une jolie terrasse où, avec Léon, nous avons parlé pendant bien une heure minimum de politique et de géopolitique.

Un autre restaurant que nous avons testé, et qui mérite votre attention, vous prochains visiteurs, est : Aguajal et ses spécialités qui viennent tout droit d’Amazonie. Le goût du poisson que j’ai mangé, provenant d’un fleuve d’Amazonie, était très étonnant : c’était doux mais fort en goût. Très dérangeant au début.

Restaurant Aguajal

Le lendemain matin, c’était l’heure du départ. Moi, je partais un peu plus tard dans l’après-midi, mais Leon avait pris un avion très tôt pour Cuzco. Je m’en rappelle parce que c’était l’heure de la prière, donc j’étais en train de prier dans le salon, dans le noir, et lui est sorti de sa chambre avec sa valise et la tête dans les fesses, quoi… complètement. Il m’a regardé et il est resté figé, franchement au moins 3 minutes. Ensuite, quand j’ai terminé de prier, je lui ai dit : « ça va ? » et il m’a répondu un truc que je n’ai même pas compris, puis il est parti. On a eu des fous rires après ça, parce que vraiment, il fallait voir sa tête. J’ai l’impression qu’il voyait un fantôme.

La suite de l’histoire dans le prochain article, car Cusco n’a pas été de tout repos.

Quelques images de notre voyage au Pérou :