J’ai passé trois jours en Amazonie péruvienne avec Manu Rainforest Peru et c’était increible ! Accompagné de trois autres personnes dont mon bon ami Leon (avec un accent sur le o), nous avons visité la jungle, manger des spécialités, pêché des piranhas et vue d’innombrables espèces d’animaux et d’insectes. Retrace avec moi cette aventure qui m’a profondément marqué.
Le grand départ du voyage en Amazonie
Départ de Cuzco très tôt à 4h pour 12h de voyage direction le parc national de Manu. On nous récupère en bas de chez nous, petit sac à dos avec nous, on est prêt pour l’aventure !
Le voyage se fait en minibus, c’est long, mais les paysages sur la route son magnifiques, puis le sommeil me facilite la route. Je suis très impressionné par les glissements de terrain assez fréquents qui laissent des traces extraordinaires sur la route, parfois, nous passons entre plusieurs blocs de roche et sur la gauche le vide nous guette.
Premier stop dans la petite ville de Paucartambo pour le petit déjeuner aux alentours de 7:30. La table est prête, du pain, fromage, beurre, confiture, café concentré, eau chaude et thé avec des œufs brouillés, simple et efficace.

Les portes du parc national de Manu
L’incroyable forêt des nuages, ça y est nous sommes à l’intérieur du parc national de Manu. Ici toute l’année les nuages restent bloqués à cause des montagnes, l’atmosphère est étonnante, mystique. Les arbres sont rongés par la mousse, la végétation est dense et la nature est silencieuse, pas un bruit sauf celui des rares véhicules qui passent par là.

Après avoir passé plus d’une heure à la recherche du fameux Coqs-de-Roche (Rupicola), un oiseau d’une extrême beauté, nous l’avons aperçu deux minutes entre les branchages.
Je n’avais jamais imaginé que la forêt amazonienne était envahie par les papillons, sur la route et d’ailleurs pendant toute la durée du voyage, des spécimens de toutes les tailles et couleurs se regroupent par dizaine, volent, vous frôlent et se posent sur vous.
Plus que 40 minutes avant de prendre le bateau pour rejoindre notre logement.
On embarque !

C’est partie mon kiki pour 2h de bateau !
Sur le trajet, nous apercevons un petit singe à tête rousse qui visiblement souhaite traverser la rivière à la nage, ce qui est une très mauvaise idée, car le temps commence à se gâter.
La traverser se fait sous la pluie et les éclaires, j’apprécie le moment, c’est exactement comme ça que j’imaginais l’Amazonie, capricieuse, généreuse et d’une beauté monstrueuse.
Au bout d’un moment, nous changeons d’embarcations pour une plus petite avec un moteur qui ressemble à si m’éprendre à un batteur électrique, très utile, car ici l’eau est peu profonde.
Arrivé à la maison

Tadam, voici notre chambre.
Enfin, nous sommes arrivés au campement vers 17h ! Bon, je ne sais pas si campement est le bon mot, ce sont plutôt des lodges, très mignons et bien équipés avec salle de bain, toilette et eau chaude.
Petit détail important, au Pérou, on ne jette pas le papier toilette dans les WC. Alors oui aucun rapport avec ce que je disais, mais croyez-moi c’est important de le savoir, on a eu quelques galères hhhhhh.
L’aventure commence maintenant !
Rendez-vous à 18:30 devant la salle à manger commune pour une randonnée d’une heure et demie de nuit dans la jungle. Vous avez d’un côté nos confrères munis de lampe frontale, puis de l’autre Leon et moi, avec nos flashes de téléphones comme deux gros débutant. Heureusement, Jasmanie le guide à des lampes ultra-puissantes.
Je suis excité comme un dingue et un peu flippé, j’avoue, on voit des scarabées démesurés, des araignées banane (photo ci-dessus), des papillons et on entend constamment ce bruit sourd émit par les criquets. L’araignée banane est venimeuse, si vous avez le malheur d’être mordue, ce qui arrive très fréquemment pour les locaux, vous serez pris de fièvre et de douleurs pour une durée allant jusqu’à deux jours. Autant te dire que quand une branche me touche la tête, je suis en PLS.

Nous sommes trop contents et également très fatigués de notre journée. Après la randonnée, dîner royal et direction dodo.

Jour 2 dans la jungle amazonienne
Deuxième jour dans la jungle amazonienne, ce matin réveil matinal pour aller voir les aras et les perroquets, bien installé, la tête encore dans mon lit, j’assiste à un spectacle grandiose. De l’autre côté de la rive, les oiseaux grignotent la terre riche en minéraux.
Ils sont très intelligents et pour preuve leur organisation exceptionnelle. De loin, ils surveillent la zone pour trouver d’éventuels prédateurs. Ensuite, ils viennent en groupe, mangent prudemment et ils répètent ce processus jusqu’à ce qu’ils soient rassasiés.
En rentrant, on aperçoit une famille de petits primates qui se balance de branche en branche face à nous.

L’heure du petit déjeuner à sonner ! Respect au chef qui nous prépare des repas copieux et délicieux avec des aliments simples.
Sur les palmiers autours de nos logements il y a un oiseau qui fait un bruit similaire à celui de l’eau, il vit dans des nids suspendus qui ont la forme d’une goutte d’eau (grosse goutte d’eau). Regarde dans les arbres :

Entre deux activités, nous avons du temps libre, Leon est partie faire le tour du terrain puis se reposer dans le hamac (son QG) et moi, je suis les traces des fourmis coupe feuille dont j’ai tant entendu parler à la télé. Elles m’impressionnent avec leur organisation, elles coupent les feuilles d’un arbre puis rentrent à la fourmilière pour nourrir un champignon qui nourrira à son tour les fourmis. Je me surprends soudain à sourire devant ce spectacle, car au milieu des feuilles une fourmi transporte une fleur.
#Cute #Kawaii
Oui je me tape un délire.
Seconde randonnée cette fois de 2:30 et de jour. Objectif : voir des primates !
Spoiler alerte ! Nous ne verrons pas de singes ou macaques, par contre de magnifiques plantes, fleurs et champignons.
PS : ce que vous apercevez dans la poche de Leon c’est une mandarine et un fruit de la passion (notre goûter).
Après une bonne heure de marche, Jasmanie nous coupe des morceaux de liane pour qu’on puisse s’abreuver et repartir de plus belle.

Le saviez-vous ? Boire l’eau des bambous sur le long terme peut altérer notre mémoire. Moi, perso, je n’en avais aucune idée.
La tribu des Mashco Piro

Cet arbre appelé l’arbre de fer pour sa solidité est sacré pour la tribu des Mashco Piro, une tribu nomade d’Amazonie.
Notre guide nous raconte que cette tribu fait parler d’elle dans le coin, car il y a eu plusieurs histoires d’attaque contre des bateaux avec des flèches… Parfois les locaux leur envoient des fruits et en retour, ils donnent des singes (viandes qu’ils apprécient particulièrement). Je suis impressionné parce que même en sachant vaguement, je suppose, ce à quoi ressemble le monde “extérieur” il n’y a pas de volonté de leur part de le découvrir et de s’en accommoder. Apparemment le gouvernement agit en ce sens en interdisant notamment de leur donner des objets comme des téléphones…
Soudain une envie me prend. Quand j’étais petit, ma grand-mère disait à ma sœur et moi “si vous avez besoin d’énergie, faites un câlin aux arbres, fermez les yeux et vous ferez le plein” ce que je fais et j’invite les autres à faire de même. Hippie et fière de l’être.

Le reste de la randonnée s’est bien passé, on a juste failli se rétamer au sol trois ou quatre fois, mais TODOS ESTA BIEN.
Après l’effort, le réconfort, Leon et moi décidons d’aller se baigner dans la rivière.
À votre avis, y a-t-il des piranhas et des caïmans ?
Le guide nous dit que non et on va dire qu’on a confiance ! En sachant que sur un rocher, j’aperçois une araignée banane, tout le monde me dit que ce n’est pas possible, mais je suis sûr de ce que je vois !
À peine le temps de sécher qu’on a pris les bouées pour se laisser porter par le courant pendant 30 minutes? C’est l’activité la plus reposante qu’on a faite jusqu’ici.

Petite sieste avant d’aller pêcher du piranha hhhhhhh.
Une soirée riche en découverte
La sieste n’aura pas durée longtemps. Nous voila en train de pêcher dans une mare des piranhas. Je trempe à peine mon morceau de poulet dans l’eau, accroché avec un hameçon, que ça mord. Regarde dans ma main droite la bête avec laquelle j’attraperai trois ou quatre piranhas.
Au bout d’un moment, la ligne de Leon bouge, il commence à tirer doucement et se rend compte que ce n’est pas un petit poisson, il le fait presque sortir de l’eau, c’est un Dog Fish ! Un beau spécimen qui a vu d’œil doit faire trois ou quatre kilos. Malheureusement la ligne casse avant qu’il le fasse sortir, puis 10 minutes après, c’est à mon tour, mais pareil le fil casse. Il est trop fin.

Dans le noir, on aperçoit des yeux. Un caïman est tout près ! Jasmanie commence à faire le même son qu’eux pour qu’il s’approche et doucement, il vient vers nous. Et au passage, merci à mon iPhone 14 pro max que j’ai payé une blinde et qui n’est pas foutu de me sortir une photo potable.
#Mouton

On part pour une randonnée de nuit d’une heure et demi et on croise de sacrés insectes comme :

– Une femelle tarentule

– Une araignée crabe
Puis des criquets de bananiers…
L’heure du dîner à sonner, au menu : de bons petits plats et quatre piranhas fraichement pêcher par nous-mêmes.

Avant de s’endormir, on profite une dernière fois des fils de la jungle en se remémorant nos moments passés ici. C’est l’heure de dormir, demain, on s’en va.
À bientôt Amazonie

Fin de l’aventure, merci à Manu Rainforest Peru pour cette expérience de dingue.
Je n’ai pas été rémunéré pour rédiger cet article.
Comme d’habitude, si ça t’a plu, partage !




