Quand j’ai annoncé que je partais travailler un mois depuis le Pakistan, j’ai eu droit, à chaque fois, au même silence gêné suivi d’un « mais… pourquoi ? ». Le pays traîne une réputation qu’il ne mérite clairement pas : on l’imagine fermé, dangereux, hostile aux étrangers. J’y suis resté un mois en mode digital nomade, posé principalement entre Islamabad et Lahore, avec quelques sorties du côté de Peshawar. Et la vérité, c’est que le Pakistan compte probablement parmi les pays où j’ai reçu le plus d’hospitalité spontanée de toute ma vie de voyageur.
Ça ne veut pas dire que tout est simple. Il y a des checkpoints absolument partout, je me suis fait arrêter et contrôler un nombre incalculable de fois dans les bus, et certaines régions sont réellement à éviter. Mais entre une sécurité bien réelle (sans être paralysante sur le circuit touristique classique), une gastronomie démentielle, les mosquées moghole de Lahore et le K2 qui trône au nord du pays, il y a de quoi remplir largement un carnet de voyage. Voici tout ce qu’il faut savoir pour s’y rendre, s’y déplacer et en profiter, avec uniquement des informations vérifiées.
Toutes les photos dans cet article m’appartiennent 😉
Sommaire
Pourquoi le Pakistan a (trop) mauvaise réputation
Le Pakistan souffre d’un problème d’image largement disproportionné par rapport à la réalité du terrain touristique. Dans l’imaginaire collectif, le pays est réduit à ses zones frontalières instables, alors que la grande majorité des visiteurs évoluent sur un circuit central (Islamabad, Rawalpindi, Lahore, et de plus en plus le Nord montagneux) où la vie quotidienne n’a rien à voir avec ce cliché.
Ce qui frappe en premier, c’est l’hospitalité. On m’a invité à boire du chai chez des inconnus, un commerçant m’a couru après pour me rendre une pièce que je n’avais pas réclamée, des familles entières m’ont abordé simplement pour discuter ou prendre une photo. Ce sont des expériences qui reviennent chez à peu près tous les voyageurs qui s’y aventurent, et qui contrastent violemment avec l’image véhiculée à l’étranger.
Ça ne veut évidemment pas dire qu’il faut baisser la garde partout : le pays reste marqué par de vraies zones à risque, et j’y reviens en détail plus bas. Mais sur le circuit classique, la principale difficulté du Pakistan, c’est surtout son administratif (visa, contrôles), pas la population.
Comment se rendre au Pakistan depuis la France

Le visa : indispensable et à anticiper
Contrairement à beaucoup de destinations d’Asie, il n’existe aucune exemption de visa pour les citoyens français, quelle que soit la durée du séjour. Toute demande passe désormais exclusivement par le portail officiel du gouvernement pakistanais : visa.nadra.gov.pk. Méfiez-vous des sites tiers qui facturent des « frais de service » au passage, ce n’est pas obligatoire.
Un point important à connaître si vous préparez votre départ en 2026 : le Pakistan avait lancé en août 2024 un système de « Visa Prior to Arrival » gratuit pour les citoyens de 126 pays (dont la France), délivré en 24 à 48h. Ce dispositif gratuit a été suspendu depuis le 1er janvier 2026, sans annonce officielle de réintroduction à ce jour. Concrètement, il faut désormais repasser par l’e-visa touristique classique :
- Coût : environ 35 USD pour une entrée simple de 3 mois pour un ressortissant de l’UE (le tarif varie selon la nationalité et le type de visa, vérifiez le montant exact sur le portail avant de payer).
- Délai : 7 à 10 jours ouvrés annoncés officiellement, mais comptez large — certains voyageurs rapportent des délais allant jusqu’à 15-20 jours ouvrés. Faites votre demande 4 à 6 semaines avant le départ.
- Documents à prévoir : passeport valide au moins 6 mois après le retour avec deux pages vierges, photo d’identité, justificatif d’hébergement (réservation d’hôtel suffit) et parfois preuve de billet retour.
Cette situation évolue régulièrement (le régime des visas pakistanais a déjà changé trois fois en un peu plus d’un an), donc le réflexe à avoir est simple : vérifiez toujours l’état actuel des choses sur le site officiel France-Visas et sur le portail pakistanais avant de réserver quoi que ce soit.
Les vols
Pakistan International Airlines (PIA) propose des vols directs Paris CDG–Islamabad (environ 8h de vol, 2 rotations par semaine). C’est confortable, mais pas toujours la meilleure option côté prix ou fiabilité des horaires.
L’alternative la plus courante reste un vol avec une escale via un hub du Golfe : Doha (Qatar Airways), Abu Dhabi (Etihad), Istanbul (Turkish Airlines), Dubaï (Emirates) ou Jeddah/Riyad (Saudia). Comptez entre 10 et 18h de trajet total selon l’escale, pour un budget qui oscille grosso modo entre 450 € et 750 € l’aller-retour selon la saison — les tarifs les plus bas se trouvent généralement en réservant plusieurs semaines à l’avance et hors haute saison (évitez si possible mars et décembre, historiquement plus chers).
Sécurité au Pakistan : ce qu’il faut vraiment savoir
C’est le sujet qui fâche, et je préfère être direct plutôt que d’enjoliver les choses : le Pakistan n’est pas une destination « zéro risque », et prétendre le contraire serait malhonnête. Mais la réalité est aussi plus nuancée que l’image d’Épinal.
Les checkpoints, une réalité quotidienne
Oui, il y a des checkpoints policiers et militaires absolument partout, y compris sur les axes que tout le monde emprunte. Je me suis fait arrêter dans quasiment chaque trajet en bus longue distance, un policier monte, jette un œil aux passeports des étrangers, parfois note quelques informations, et redescend. Dans l’immense majorité des cas sur le corridor Islamabad-Lahore, ça ne dure pas plus de quelques minutes. C’est un peu déstabilisant au début, puis ça devient une routine. Gardez toujours votre passeport et une copie de votre visa sur vous. Ils sont très souvent super cool avec nous, ils rient et aiment parler de nos pays d’origines…
Ce que dit vraiment le ministère des Affaires étrangères
Le site des Conseils aux voyageurs de France Diplomatie classe le territoire pakistanais en zones de vigilance différenciées, et c’est cette carte qu’il faut regarder avant de construire un itinéraire :
Si vous êtes un voyageur et non un touriste, sachez qu’énormément de zones dans le monde sont considérées comme dangereuses. À vous de voir ce que vous voulez faire ; pour ma part, je ne tiens pas compte de ces avertissements, mais je suis plutôt les actualités récentes.
- Sont formellement déconseillées : la province du Balochistan, les anciennes zones tribales (FATA), la province du Khyber-Pakhtunkhwa (où se trouve Peshawar, j’y reviens plus bas), l’Azad Jammu-et-Cachemire, la zone frontalière avec l’Inde, ainsi que le Pendjab en dehors du triangle Islamabad-Lahore-Faisalabad.
- Le reste du pays, y compris donc Islamabad, Lahore et Faisalabad, est classé « déconseillé sauf raison impérative », le niveau de vigilance le plus courant pour ce genre de destination.
- Le Gilgit-Baltistan (Skardu, Gilgit, Hunza, la région du K2) fait l’objet d’une mention à part : le tourisme y est présenté comme possible à condition de passer par une agence organisée et un guide local expérimenté, et de privilégier les vols intérieurs plutôt que la route sur certains tronçons de la Karakoram Highway.
Le pays a par ailleurs connu un regain de tensions début 2026 avec des accrochages armés à la frontière afghane fin février, et Islamabad elle-même a été touchée par des attentats en novembre 2025 et février 2026. Ce n’est pas pour faire peur, c’est juste pour dire : la situation bouge, et il faut consulter la fiche à jour avant le départ, s’inscrire sur le fil Ariane pour recevoir les alertes, et suivre l’actualité locale une fois sur place plutôt que de se fier à ce qu’on a lu six mois avant.
En pratique
Sur le terrain, pour un voyageur qui reste sur le circuit Islamabad–Lahore–Nord du pays :
- Évitez les déplacements de nuit sur la route.
- Privilégiez les voitures avec chauffeur (Yango, hôtels) plutôt que les transports en commun urbains dans les grandes villes.
- Coopérez simplement aux contrôles, ils font partie du folklore local, pas une hostilité personnelle.
- Ne photographiez jamais de bâtiments militaires ou de checkpoints.
- Dans les zones les plus reculées (sud du Pendjab, certaines villes comme Multan), il arrive que des hôtels refusent tout simplement les étrangers ou exigent une escorte policière pour circuler — un phénomène rapporté par de nombreux voyageurs indépendants, propre à ces régions spécifiques, pas au pays entier.
Se déplacer au Pakistan : Yango, bus et vols intérieurs

Yango, mon appli du quotidien
C’est devenu mon réflexe numéro un. Yango (l’appli de VTC internationale, présente dans une trentaine de pays) opère au Pakistan depuis juillet 2023 et couvre aujourd’hui Islamabad, Rawalpindi, Lahore, Karachi et Faisalabad. Le prix est affiché avant la course, pas de négociation à avoir, et les tarifs sont dérisoires comparés à l’Europe (grosso modo 20 à 35 PKR le kilomètre, soit quelques centimes d’euro). C’est fiable, ça évite le folklore un peu fatigant du marchandage avec les taxis traditionnels, et l’appli existe aussi en version allégée (« Yango Lite ») pour les connexions faibles. Pratique pour un digital nomade qui enchaîne les allers-retours entre son logement et un café qui a du wifi correct.
Les bus : il y en a littéralement partout
C’est l’un des points que je veux vraiment insister : le réseau de bus longue distance pakistanais est immense et va absolument partout. La référence du secteur, c’est Daewoo Express, qui dessert plus de 60 villes à travers tout le pays avec des cars climatisés, plusieurs classes de confort (Luxury, Gold Class, Sleeper pour les trajets de nuit) et une réservation en ligne simple. Les tarifs restent très accessibles : comptez environ 2 600 PKR pour un Lahore–Islamabad (environ 4h de route), et jusqu’à 8-12 000 PKR pour les longs trajets type Lahore–Karachi en classe sleeper. Faisal Movers est une autre compagnie très utilisée, avec un réseau comparable.
Un détail amusant (ou pas, selon l’humeur du jour) : les bus aussi passent les checkpoints. Ne soyez pas surpris si votre trajet Islamabad–Lahore s’allonge de vingt minutes à cause d’un contrôle, c’est complètement normal et ça arrive à tout le monde, Pakistanais compris.
Pour les destinations les plus reculées du Nord (Gilgit, Skardu), il existe aussi des bus, mais les trajets sont très longs (jusqu’à 30-36h pour Islamabad–Skardu selon les conditions de route), c’est là que le vol intérieur prend tout son sens.
Vols intérieurs
PIA dessert les principaux hubs du pays et reste la meilleure option pour rallier le Nord (Skardu, Gilgit) sans perdre une journée et demie en jeep. Les vols vers ces régions sont toutefois très dépendants de la météo et régulièrement annulés ou reportés, gardez toujours une marge dans votre planning si vous volez vers Skardu ou Gilgit.
Un mois en digital nomade entre Islamabad et Lahore

Islamabad, mon camp de base professionnel
Islamabad, c’est un peu l’anti-cliché du Pakistan qu’on imagine : ville planifiée, verte, aérée, avec les contreforts des Margalla Hills en toile de fond quasiment depuis n’importe quel point de la ville. C’est ici que j’ai posé mon ordinateur la majorité du mois, entre deux cafés avec du wifi correct et des soirées à observer le coucher de soleil depuis les collines.
Quelques incontournables :
- La Faisal Mosque, l’une des plus grandes mosquées d’Asie du Sud, à l’architecture ultra-contemporaine (elle ressemble à une tente bédouine géante plutôt qu’à une mosquée traditionnelle). Entrée gratuite, accessible à toute heure sauf pendant les prières, et particulièrement spectaculaire au coucher du soleil.
- Les Margalla Hills et leurs sentiers de randonnée balisés (le Trail 3 pour les plus sportifs, le Trail 5 pour une balade plus tranquille), avec le point de vue de Daman-e-Koh à mi-hauteur pour une vue panoramique sur toute la capitale.
- Le village moghol de Saidpur, à dix minutes de la mosquée, pour un aperçu d’artisanat local et quelques cafés sympas.
Côté vie de digital nomade : la connexion internet est globalement bonne dans les quartiers centraux, il existe plusieurs espaces de coworking, et une carte SIM locale (Jazz ou Zong, les deux opérateurs avec la meilleure couverture dans les grandes villes) s’achète en boutique officielle sur présentation du passeport — comptez quelques heures d’activation. Le rapport qualité-prix de la vie quotidienne est imbattable : logement, nourriture et déplacements reviennent largement moins cher qu’en Europe.
Lahore, l’âme culturelle et culinaire du pays
Si Islamabad est calme et fonctionnelle, Lahore est tout l’inverse : dense, bruyante, chargée d’histoire moghole, et franchement, c’est devenue ma ville préférée du pays.
À ne pas manquer :
- Le duo Lahore Fort et Badshahi Mosque, tous deux classés à l’UNESCO, situés face à face dans la vieille ville. Comptez une demi-journée pour vraiment en profiter.
- Les jardins de Shalimar, également UNESCO, un havre moghol de fontaines et de pelouses en plein cœur urbain.
- La Fort Road Food Street, une rue entièrement dédiée à la street food avec vue directe sur la Badshahi Mosque illuminée le soir — l’un des meilleurs moments de mon séjour, tout simplement.
- Le bazar Anarkali, dédale de ruelles marchandes pour les textiles et l’artisanat à prix imbattables.
- La cérémonie de fermeture de la frontière à Wagah, à une trentaine de kilomètres de Lahore : un spectacle de parade militaire très théâtral face au poste-frontière indien, unique en son genre.
Peshawar, aux portes de la passe de Khyber
Peshawar mérite clairement sa place dans cet article tant la ville est riche historiquement — c’est l’une des plus anciennes cités d’Asie du Sud, ancienne étape de la route de la soie. Elle se trouve à environ deux heures de route d’Islamabad par l’autoroute M1.
Le cœur de la visite, c’est le Qissa Khwani Bazaar, le « bazar des conteurs », un dédale de ruelles marchandes centenaires où l’on trouve épices, cuivre, et surtout d’excellents chapli kebabs vendus à même la rue. Autour, on trouve aussi la mosquée Mahabat Khan, le fort de Bala Hisar, le Peshawar Museum (riche collection d’art du Gandhara) et la maison-musée Sethi House.
Je tiens toutefois à être totalement transparent ici : Peshawar est la capitale de la province du Khyber-Pakhtunkhwa, classée en zone formellement déconseillée par le ministère français des Affaires étrangères (comme par la plupart des chancelleries occidentales), en raison d’un risque terroriste qui reste élevé dans cette région frontalière avec l’Afghanistan. De nombreux voyageurs continuent de s’y rendre, généralement en excursion courte depuis Islamabad plutôt qu’en séjour prolongé, et certains rapportent que les autorités locales limitent parfois les déplacements des étrangers en soirée voire refusent qu’ils y passent la nuit. Si vous voulez y aller, renseignez-vous sur la situation du moment, privilégiez un guide ou un contact local, et évitez de vous éterniser une fois la nuit tombée.
Je préfère vous donner toutes les infos dans cet article, même si, personnellement, je n’ai jamais ressenti le moindre danger au Pakistan. Peshawar est une ville qu’il faut visiter ne serait-ce que pour sa cuisine, son histoire. Si vous en avez l’occasion, foncez !
Le K2 : comment rejoindre le camp de base du « Savage Mountain »
Impossible de parler du Pakistan sans évoquer le K2 (8 611 m), deuxième plus haut sommet du monde après l’Everest, niché dans la chaîne du Karakoram au Gilgit-Baltistan. Je n’ai pas eu le temps de m’y aventurer pendant ce mois concentré sur Islamabad et Lahore, mais c’est clairement la prochaine étape que je prépare, voici tout ce que j’ai pu vérifier pour ceux qui veulent s’y lancer.
L’itinéraire, étape par étape
- Islamabad → Skardu : environ 1h de vol avec PIA (les vols longent le Nanga Parbat par temps clair, réservez côté hublot droit), fortement dépendant de la météo et régulièrement annulé — prévoyez une marge. En cas d’annulation, la route par la Karakoram Highway prend, elle, entre 16 et 24h.
- Skardu → Askole : 4×4 obligatoire à travers la vallée de Shigar, environ 100 à 126 km pour 6 à 8h de piste, dernier village avant l’entrée dans le massif.
- Askole → camp de base du K2 : environ 90 km de trek le long du glacier du Baltoro, comptez 7 à 9 jours de marche, en passant par Concordia, point de convergence où l’on aperçoit d’un seul regard quatre sommets de plus de 8 000 m (K2, Broad Peak, Gasherbrum I et II).
Permis, guide et budget
Le trek est encadré : un guide licencié est obligatoire pour tout trekkeur étranger, tout comme les permis de trek et le NOC (« non-objection certificate »), généralement gérés par l’agence locale que vous choisissez. Si vous demandez un visa spécifiquement pour de la randonnée/alpinisme, une lettre d’invitation d’un tour-opérateur pakistanais agréé et un permis délivré par le Gilgit-Baltistan Council seront exigés en plus de l’e-visa classique.
Côté budget, un trek organisé avec une agence locale coûte généralement entre 1 500 et 3 000 USD par personne (guide, porteurs, permis, transferts en jeep, tentes et repas inclus), sur un séjour total de 14 à 20 jours en comptant les marges météo à Islamabad et Skardu.
Meilleure période : juin à septembre, avec un pic de fréquentation entre le 15 juillet et le 15 août, quand le glacier est le plus praticable.
Pour approfondir la logistique, le guide du Lonely Planet sur le trek du K2 est une bonne base complémentaire.
Que manger au Pakistan
Là-dessus, il n’y a clairement pas de mauvaise surprise possible. La cuisine pakistanaise est riche, généreuse, très marquée par l’héritage moghol :
- Le biryani : riz basmati parfumé, viande marinée aux épices, LE plat qu’on retrouve à toutes les grandes occasions, avec une version différente selon les régions (celui de Karachi est réputé plus relevé).
- Le nihari : ragoût de viande mijoté toute une nuit, traditionnellement mangé au petit-déjeuner, un classique absolu à Lahore et Karachi.
- Le karahi : curry de poulet ou de mouton cuit dans un wok en fonte, servi bouillonnant avec du naan pour saucer.
- Le chapli kebab : galette de viande hachée épicée, spécialité de Peshawar, à manger sur le pouce dans la rue.
- Le haleem : mélange de blé, lentilles et viande mijoté pendant des heures, réconfortant et calorique.
- Le saag : plat végétarien à base d’épinards ou de feuilles de moutarde, typique du Pendjab.
- Côté sucré : jalebi croustillant au sirop, gulab jamun et kheer (riz au lait).
Quelques précisions utiles : le pays est majoritairement musulman, donc pas d’alcool en vente libre — les non-musulmans étrangers peuvent en consommer légalement, mais uniquement dans certains hôtels 4-5 étoiles autorisés. L’eau du robinet n’est pas potable : eau en bouteille ou filtrée uniquement, y compris pour les glaçons.
Mes conseils pratiques pour un séjour réussi

- Argent : la monnaie est la roupie pakistanaise (PKR), pour un taux qui tourne autour de 330 PKR pour 1 € (à vérifier, il fluctue). Le cash reste roi en dehors des grands hôtels — gardez toujours des petites coupures sur vous.
- Tenue vestimentaire : privilégiez des vêtements amples couvrant bras et jambes, évitez le short (pour les hommes comme pour les femmes), et prévoyez un foulard pour les femmes lors de la visite de lieux de culte.
- Comportement : évitez toute démonstration d’affection en public, même entre couples mariés, et abordez les sujets religieux ou politiques avec prudence.
- Connexion : une carte SIM Jazz ou Zong s’achète en boutique officielle avec votre passeport (comptez quelques heures d’activation), ou optez pour une eSIM internationale (Airalo, Holafly) si vous voulez éviter la paperasse.
- Communauté : le groupe Facebook Backpacking Pakistan est une mine d’informations à jour partagées par d’autres voyageurs, très utile pour vérifier l’état d’une route ou trouver un contact local.
- Inscription consulaire : pensez à vous enregistrer sur le portail Ariane avant de partir, pour recevoir les alertes de sécurité en temps réel pendant votre séjour.
En résumé
Le Pakistan n’est pas un pays « facile » au sens classique du terme : ça demande de la préparation administrative, une vraie vigilance sur les questions de sécurité, et l’acceptation qu’on va se faire contrôler régulièrement. Mais c’est précisément ce qui en fait, aujourd’hui encore, une destination épargnée par le tourisme de masse, où l’accueil reste d’une générosité rare. Un mois entre Islamabad et Lahore m’a suffi pour comprendre pourquoi tant de voyageurs qui s’y aventurent finissent par vouloir y retourner, direction le Nord et le K2, la prochaine fois.
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